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Newsletter : bilan d’une année

Newsletter : bilan d’une année

En Juin 2020 démarrait la première newsletter de FACILACLIKER. Aujourd’hui, je vous confirme l’utilité de ce moyen de communication pour une entreprise.

Newsletter : à quoi ça sert

La newsletter permet de créer un lien privilégié avec vos prospects et clients mais aussi vos réseaux, partenaires, collaborateurs, etc. C’est un levier de communication à grande échelle diffusant votre contenu instantanément.

Attention à ne pas confondre newsletter et emailing. L’emailing est un outil marketing destiné à vendre ses produits et services auprès d’un large public (achat d’adresses mail en fonction d’une audience ciblée). Alors que la newsletter sert essentiellement à partager des informations auprès d’un public connu ou qui s’inscrit pour la recevoir.

Elément déclencheur pour envoyer sa newsletter

Au bout de quelques mois ou années d’existence, toute entreprise passe par une étape de développement qui incite à mettre en place des outils de communication :

  • print tels que logo, cartes de visite, flyers, etc.
  • réseaux sociaux
  • newsletter
  • site internet

Globalement, les entreprises démarrent leur visibilité par la création d’un logo, la communication sur les réseaux sociaux et l’impression des cartes de visite.

Ensuite vient l’envie, pour certains, d’accroitre leur communication au travers de la conception de leur site internet.

Mais quand vient l’élément déclencheur pour diffuser sa newsletter ?

Voici quelques éléments de réponses issus d’une enquête réalisée le 17 mai 2021 auprès de 200 personnes via un questionnaire en ligne avec un retour de 40 réponses. Résumé par des mots-clés :

  • Conseils et expériences,
  • Création d’une communauté,
  • Information Réseaux,
  • Fidélisation clients,
  • Développement notoriété.

En grande majorité, les indépendants sondés dans ce questionnaire ne sont pas prêts à se lancer dans l’aventure de créer et maintenir une newsletter (seulement 10%). Cet exercice est chronophage et demande une ligne éditoriale stricte afin de se tenir à un concept prédéfini. Exemples : articles, veille, réseaux, astuces, etc.sondage envoi newsletterAlors, vous êtes décidé à envoyer votre première newsletter ? Bravo ! Reste maintenant à remplir la page blanche !

Questions à se poser

Il est primordial d’établir en premier lieu une stratégie de communication afin de rendre votre newsletter efficace. Tout dépend de votre motivation et disponibilité.

Passons à la première question : quel contenu ?

Contenu d’une bonne newsletter

Il s’agit de savoir de quoi vous allez parler et à qui mais aussi de soigner la forme.

  • Définir l’objectif en premier : présenter ses produits et services ? Envoyer une offre promotionnelle ? Communiquer des actualités ou les prochains événements ? Témoigner de ses expériences ? Donner des conseils et des astuces ? Etc.
  • Définir la cible ensuite : vous pouvez créer plusieurs listes de diffusion en fonction de votre contenu. Cela permet de ne pas envoyer la même newsletter à tous vos contacts au risque de voir les personnes se désabonner.
  • Ecrire le contenu proprement dit : la rédaction d’une newsletter demande une structure avec des blocs distincts entre chaque sujet abordé. Vous pouvez intégrer textes, photos, vidéos ou autres podcasts et liens URL vers votre site (ou des boutons d’appel à l’action). Le tout est que les titre de vos sujets soient courts et directs (c’est ce que vos lecteurs vont regarder en premier).
  • Soigner le design de la newsletter : il s’agit que la lecture soit la plus rapide et efficace possible. Avez-vous déjà lu une newsletter avec du texte au kilomètre ? Notre attention décroche avant la minute de lecture ! Bien structurer les blocs permet d’être cohérent dans les messages à transmettre.
  • Dernier point et non des moindres : vérifiez que votre contenu soit lisible sur tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones), et que les liens URL fonctionnent (c’est du vécu 😉). Les photos doivent également avoir une taille “web” (moins d’1 Mo et 600 pixels max). Pour cela, envoyez un message test avant de transmettre à tous vos contacts : vous gagnerez en temps et en crédibilité.

Ce que les indépendants sondés ont plébiscité dans la newsletter de FACILACLIKER : l’astuce (à 60%) et l’article (à 50%).

Parler de soi et de ce qui nous motive est un exercice qui demande à mettre sa créativité en avant ! C’est avant tout un lien privilégié que vous allez affiner au fur et à mesure de vos envois.

Il reste encore un élément crucial à déterminer : par quel outil et à quelle fréquence ?

Fréquence d’envoi et outils de création/diffusion

L’objectif dans cet article n’est pas de vous faire un comparatif des outils de création et de diffusion de newsletter (voir tableau comparatif de 8 outils). Tout dépend de votre objectif, du temps consacré et de votre niveau d’appétence avec les outils digitaux. Vérifiez cependant :

  • le nombre de contacts
  • la fréquence d’envoi
  • le coût par envoi (version gratuite ou version professionnelle avec plus de fonctionnalités)
  • l’accès aux statistiques
  • La délivrabilité de vos mails (attention aux spams)
  • A/B testing (version des pages afin d’évaluer leur performance)

La majorité des personnes sondées dans l’enquête reçoivent 1 à 3 newsletters en majorité (45%), de fréquence hebdomadaire (à 60%) et l’objectif premier est de réaliser de la veille métier.

 

histogramme fréquence réception newsletter

histogramme objectif newsletter

Conclusion

1 an déjà et 12 newsletters envoyées avec comme interrogations : mon contenu est-il pertinent ? Une fois par mois, est-ce suffisant ? que vais-je raconter le mois prochain ?

Il est vrai qu’une bonne newsletter se regarde dans l’analyse des statistiques : sur 200 abonnés (réseaux, partenaires, clients), le taux d’ouverture oscille à 45% en moyenne (34% au plus bas, 55% au plus haut) et le taux de clic à 8% en moyenne (4.5% au plus bas et 26% au plus haut).

Mais si le taux de désabonnement est élevé, il est pertinent de comprendre ce qui motive la désinscription du lecteur. Le résultat de l’enquête parle d’elle-même : le motif majeur est la non-réponse aux besoins (à 72.5%). Attention donc à ne pas inscrire d’office les adresses mails de toutes les cartes de visite que l’on collecte mais d’obtenir le consentement des personnes avant l’envoi.

A la question sur les nouveautés à voir apparaitre pour les futures newsletters, vous avez répondu “les témoignages” et “les nouveautés à venir”. Ces réponses feront l’étude d’une mise à jour de la prochaine newsletter en juillet !

Pour conclure, une bonne newsletter s’inscrit aussi dans la durée. C’est pourquoi je fais appel à une personne professionnelle en la personne d’Océane LEON, community manager. C’est un rdv hebdomadaire qui me permet d’avancer dans ma stratégie de communication et d’innover sur les médias.

 

Devenir Formateur : Comment ?

Devenir Formateur : Comment ?

A la suite de l’article “Devenir Formateur : Pour qui ? Pour quoi ?“, je vous propose un nouvel article pour finaliser votre projet.

Connaitre le cadre législatif

Devenir formateur demande à connaitre les textes officiels mis en place par les organismes publics qui encadrent le domaine de la formation. Tout cela est décrit dans le livre III du code du travail.

Suite à la dernière réforme de la formation qui est intervenue en 2014, les textes ont évolué vers un objectif clairement orienté “Développement de compétences”. Le Compte Personnel de Formation (CPF) est accessible par tous (salariés et indépendants) à partir de son numéro de sécurité sociale. Petite précision : les formations inscrites au catalogue sont certifiantes. En effet, elles sont rattachées soit :

  • au Répertoire National des Compétences Professionnelles (RNCP) : formations métiers
  • au Répertoire Spécifique (RS) : formations complémentaires
  • au TOSA, TOEIC, TOEFL, VOLTAIRE pour les compétences transversales (bureautiques, digitales, langues, etc)

Les actions de formation sont désormais catégorisées en 4 parties :

  • Action de formation (maintien et développement de compétences)
  • Action par l’apprentissage
  • Action par le Bilan de Compétences
  • Action par la validation des acquis de l’expériences

Tous les acteurs de la formation sont regroupés sous la dénomination OPAC : Organisme Prestataire d’Actions concourant au développement des Compétences.

Comprendre le process formation pour devenir formateur

Avant d’entamer les démarches pour devenir formateur, plusieurs questions à se poser :

  • ma(es) formation(s) répond(ent)-elle(s) à un besoin du marché sur mon secteur d’activité ?
  • ma(es) formation(s) répond(ent)-elle(s) à une problématique spécifique à la demande d’un client ?
  • ma(es) formation(s) peut(vent)-elle(s) devenir certifiante(s) ?
  • ma(es) formation(s) devient(nent)-elle(s) mon activité principale ?

Lorsque le cahier des charges est complété, il en ressort l’élaboration des objectifs stratégiques et opérationnels à mettre en place. Ces objectifs correspondent au développement des compétences des futurs apprenants.

Vient ensuite l’élaboration du programme et du descriptif pédagogique avec :

  • la cible
  • les prérequis
  • la durée
  • le type (présentiel, distanciel, elearning)
  • le contenu détaillé
  • les méthodes et outils pédagogiques
  • les moyens techniques
  • le suivi de la formation et les outils d’évaluations
  • les conditions tarifaires

Formaliser la gestion des documents

Les premiers documents à créer sont la convention et le programme de formation. Ce sont les documents de base à faire signer par son premier client. Il est donc impératif de trouver son premier client afin de réaliser le dossier administratif pour obtenir son Numéro de Déclaration d’Activité (NDA).

Entretemps, il est nécessaire de créer les documents supports qui seront utilisés pour vos futures formations :

  • questionnaire de préformation
  • feuille d’émargement
  • questionnaire satisfaction à chaud
  • questionnaire satisfaction à froid

Lorsque vous avez trouvé votre premier client, vous pouvez réaliser votre dossier administratif.

Créer le dossier administratif

La démarche pour devenir prestataire de formation se concrétise en envoyant le dossier administratif auprès de la DREETS de votre région. Vous recevrez en suivant un document officiel (un mois environ) avec le NDA obtenu, à indiquer dans tous vos documents contractuels. Cela officialise votre statut de formateur et vous permet ensuite d’inscrire vos formations sur différentes plateformes. Attention : pour que vos formations soient prises en charge par les organismes financeurs de vos clients, vous devez obtenir la certification Qualiopi.

Devenir formateur demande un travail en amont afin de lancer son activité. Si vous souhaitez un accompagnement rapide et efficace, je vous propose une prestation de formation afin d’obtenir votre NDA.

Programme Créer son OF

 

 

 

 

Partenariat  : les étapes pour bien démarrer

Partenariat : les étapes pour bien démarrer

Le partenariat est un contrat de confiance entre 2 ou plusieurs professionnels qui souhaitent mutualiser leurs compétences. C’est une collaboration “gagnant-gagnant” qui permet d’offrir une prestation complète pour les bénéficiaires.

Quel est le bon moment pour réaliser un partenariat ?

  • Lorsqu’il manque une (ou plusieurs) compétence(s) pour répondre à une prestation d’un bénéficiaire (client ou autres)
  • Lorsque la charge de travail à réaliser devient trop importante pour soi
  • Lorsque travailler seul devient trop pesant et que vient l’envie d’échanger en équipe

Cette liste n’est pas exhaustive et vous pouvez la compléter en fonction de vos propres besoins.

Comment choisir son partenaire ?

Le choix d’un partenaire doit être réfléchi et il est important d’évaluer les risques avant de se lancer. Voici quelques pistes de réflexion avant d’entamer la collaboration :

  • Le professionnel a t-il les bonnes compétences requises pour la prestation ?
  • Le professionnel vous est-il recommandé par une tierce personne ?
  • Lui faites-vous confiance, le connaissez-vous assez pour travailler ensemble ?
  • Avez-vous conscience du challenge et des risques à traverser ?
  • Avez-vous des objectifs communs ?
  • Votre futur partenaire aime t-il travailler en équipe ?
  • Êtes-vous prêts à consentir à des compromis ?

Une fois que vous avez choisi votre partenaire, il est primordial d’établir les objectifs ensemble de votre future prestation afin de conclure votre contrat de partenariat.

Pourquoi établir un contrat de partenariat ?

Un contrat de partenariat permet de se protéger d’une éventuelle déconvenue. En effet, les paroles s’envolent mais les écrits restent ! Pour établir un contrat de partenariat, vous devez indiquer des mentions bien spécifiques :

  • qui sont les parties “partenaires” : indiquer les coordonnées, le SIRET, le statut, le représentant légal de chaque société
  • quel est l’objet du contrat : définir ici l’objectif global du partenariat
  • comment sera t-il exécuté : détailler les activités de chacun et celles qui sont mutualisées
  • quelle est la durée prévue : stipuler une durée limitée ou un accord tacite de reconduction
  • quelle est la rétribution financière de chacun : spécifier la réversion de la prestation à chaque partenaire avec des conditions de règlement
  • quelle sécurité mettez-vous en place : mentionner les obligations de chacun l’un envers l’autre, fixer la propriété intellectuelle des documents produits
  • la confidentialité des données en lien avec le RGPD : cadrer la confidentialité des données clients dans tous les documents
  • quelles sont les prestations à effectuer en dehors du partenariat : préciser les éventuelles missions à sous-traiter
  • comment mettre fin au contrat : lister les différents cas de résiliation et les procédures à suivre

Le contrat de partenariat est maintenant signé, il reste à promouvoir l’offre de prestation au plus grand nombre. Mais attention, vitesse et précipitation ne font pas bon ménage.

Comment bien démarrer ?

En effet, il est important de bien synchroniser les documents ainsi que d’attribuer les rôles de chacun : la prestation se montrera d’autant plus professionnelle et fluide dans la coordination. Choisir un outil de partage de documents (mails, drive, trello, whatsapp, etc.) permet de gagner du temps et d’utiliser le dernier document à jour.

Ensuite vient le temps de communiquer la prestation commune sur les médias appropriés et surtout, maitrisés : site internet, réseaux sociaux, réseaux d’entrepreneurs, webinaires, conférences, etc.

La prestation doit être également contractualisée avec les clients afin de détailler l’offre et d’indiquer les attributions de chaque prestataire. Afin de faciliter la collecte d’informations et de répondre aux mieux aux attentes des clients, il est conseillé d’envoyer un questionnaire de préinscription pour plusieurs raisons : éliminer les curieux et ainsi engager les futurs clients.

Le partenariat débute dès la réception du premier questionnaire complété. Chaque prestataire démarre ainsi la prestation en fonction des attributions définies préalablement. Ne pas oublier de marquer la fin de la prestation par un questionnaire de satisfaction à envoyer aux clients (analyse des points forts et des axes d’amélioration, témoignages, etc.).

La première prestation en partenariat s’est bien réalisée : ce n’est que le début. Maintenant, l’objectif est de planifier les futures prestations (en fonction de l’objet du partenariat).

Comment entretenir le partenariat ?

L’objectif est surtout de continuer à échanger entre les prestations au travers de réunions périodiques (hebdomadaires, mensuelles, etc.) afin de garder la dynamique et la motivation.

En fonction des activités de chacun, l’entraide entre partenaires permet de compenser les pics d’activité, de soutenir ou de déléguer certaines missions qu’il n’est plus possible d’assurer ponctuellement.

Un autre objectif est également de faire évoluer les prestations. En fonction des retours de vos clients, de la disponibilité de l’un ou de l’autre partenaire, il est tout à fait envisageable de modifier une partie de l’objet du contrat et même de créer un nouveau contrat. En effet, partir sur de nouveaux projets est dynamisant et permet de monter en compétences.

Avec Christine PENA de SYNOOSYS, nous avons démarré un partenariat depuis novembre 2019 afin d’élaborer ensemble la formation au référentiel QUALIOPI. Notre collaboration s’est étoffée avec un nouveau partenaire, spécialisé dans la construction de plateforme elearning. Nous avons la joie de vous faire découvrir notre formation QUALIOPI dispensée maintenant en elearning : https://www.formationqualite.fr/

Pour en savoir plus, écoutez le podcast : https://youtu.be/RI56NFlhV3M

 

Revue documentaire : êtes-vous prêt pour Qualiopi ?

Revue documentaire : êtes-vous prêt pour Qualiopi ?

Beaucoup d’organismes de formation se préparent à passer la certification Qualiopi avant le 31 décembre 2021. Un véritable challenge quand on le réalise seul !

Vous pensez effectuer une revue documentaire afin de vous assurer une sécurité avant l’audit.

Une revue documentaire : c’est quoi ?

Objectifs

C’est :

  • une indentification des documents demandés par le référentiel
  • une vérification des documents utilisés

Ce n’est pas :

  • un pré-audit/audit à blanc
  • une prestation de réécriture

Avantages 

  • gagner en sérénité et confiance en vous avant l’audit
  • vous offrir mon expertise et mon expérience dans ce domaine d’activité
  • gager du temps avec mes conseils sur mesure

Quand effectuer votre revue documentaire

L’idéal est de la réaliser à 2 moments qui vous semblent les plus pertinents :

  • avant de commencer votre préparation à répondre aux indicateurs : pour comprendre les indicateurs et mettre à jour les documents existants
  • à la fin de votre préparation, avant l’audit : pour corriger et vérifier la bonne compréhension des documents demandés

Tout dépend de votre objectif de performance et du temps que vous voulez y consacrer. L’autre objectif est de vous sentir prêt et serein avant l’audit.

Si vous souhaitez être accompagné d’avantage, participez à une formation RNQ QUALIOPI qui vous permet de développer vos connaissances et compétences.

Mon accompagnement pour votre revue documentaire

  • Je vous assure de la prise en compte de vos documents qui répondent bien au référentiel (éléments de preuve)
  • J’examine avec vous la mise à jour et la bonne conformité des documents avant l’audit (niveau de non-conformité mineure ou majeure)
  • Je n’évalue pas votre système qualité mais j’apporte des conseils sur les réponses à apporter à l’auditeur
  • Je ne corrige pas les documents à votre place mais je vous propose des modèles à vous approprier

Revue documentaire en visioconférence

La séance est réalisée sur 4 heures en visioconférence afin d’effectuer un partage d’écran de part et d’autre. Je vous recommande de préparer, avant la séance, tous les documents existants de votre organisme de formation.

Comment me contacter ?

Je suis joignable par téléphone au 0661696170 ou par émail à corinne@facilacliker.fr pour un premier contact. Je vous propose une analyse de vos besoins et nous prenons rendez-vous pour réaliser la revue documentaire.

 

Couvre-feu : s’organiser quand on est un professionnel en freelance

Couvre-feu : s’organiser quand on est un professionnel en freelance

Mais comment faisait-on avant le couvre-feu ?

Rappelez-vous une journée type sans couvre-feu :  la journée s’organisait en fonction des activités professionnelles et personnelles

  • les rendez-vous avec les clients, les déjeuners d’affaires, les réunions réseaux, les tâches administratives, etc.
  • les activités loisirs (avec ou sans enfants), les rendez-vous santé, les courses, etc

Nous étions libres de choisir nos horaires sans se soucier de l’heure à laquelle nous rentrions chez nous.

Depuis l’annonce du couvre-feu en décembre 2020, notre rythme a bien changé et une nouvelle organisation a du se mettre en place. Avez-vous réussi à trouver VOTRE rythme ?

Voici quelques éléments de réponses pour vous guider.

Couvre-feu à 18h : organiser sa journée professionnelle

Anticiper ses rdv

Vous avez du remarquer que vos journées sont plus courtes ! Cela va demander de l’anticipation pour les prises de rdv

  • En présentiel : ne dépassez pas 16h afin de prévoir le temps de déplacement du retour (bouchons garantis à partir de 17h)
  • En distanciel : si vous prévoyez un dépassement d’horaire, préférez organiser votre visioconférence à votre domicile. Si cela n’est pas possible, munissez vous de votre attestation de déplacement
  • Ne prenez pas vos rdv à la dernière minute si vous souhaitez positionner vos créneaux horaires afin d’avoir le choix avec vos interlocuteurs

Optimiser son planning

En fonction de votre activité, organisez vos journées et vos semaines afin de ne pas vous retrouver débordé.

A quel moment de la journée êtes-vous le plus productif ?

  • Le matin : en commençant à 8h30, vous pouvez enchainer 2 rdv (distanciel ou présentiel)
  • l’après-midi : en reprenant  à 13h30, vous pouvez placez également 2 rdv (distanciel ou présentiel)
  • En soirée : 1 rdv à votre domicile en distanciel

La pause-déjeuner se modifie. En effet, il n’est plus possible d’aller manger au restaurant ou de prendre une pause trop longue.

  • Prévoyez-vous d’apporter votre repas sur le lieu de travail ?
  • Préférez-vous commander votre repas en ligne ?
  • Avez-vous un lieu de “repas à emporter” proche de votre lieu de travail ?
  • Optez-vous pour la solution de prendre le repas à votre domicile ?

Il est important de ne pas négliger le temps pour soi et de l’inclure dans son planning hebdomadaire. Par exemple :

  • regrouper ses rdv personnels sur une demi-journée
  • marcher 30 mn avant de démarrer sa journée ou sur la pause déjeuner
  • pour ne pas perdre de temps : faire ses courses en ligne (de nombreuses enseignes vous proposent des livraisons à domicile). Les commerces de proximité ont fait évoluer leurs offres et se sont mis au drive pour aller chercher vos commandes (e-réservation ou click and collect)
  • Beaucoup d’activités sportives se sont adaptées à la visioconférence et vous offrent des créneaux très tôt le matin ou en soirée après 18h

Nouvelles méthodes de travail

AGENDA

L’outil indispensable pour optimiser son planning est l’agenda. En effet, si vous n’utilisiez pas d’agenda en ligne (voir le tableau comparatif), c’est le moment de tester celui qui va répondre à vos besoins :

  • couleurs pour différencier les tâches et les rdv (professionnels et personnels)
  • rappel avec des notifications (sms ou mails). A utiliser avec parcimonie tout de même pour ne pas être inondé.
  • application sur votre smartphone (synchronisé avec votre ordinateur)

La gestion d’un agenda va vous permettre également de noter vos tâches en fonction de leur importance et de leur urgence. De plus, vous vous faciliterez ainsi la gestion des imprévus.

VISIOCONFERENCE

Evoluer vos rdv de présentiel en distanciel avec la visioconférence (cf l’article sur La formation par visioconférence). Les offres ont explosé depuis un an et les outils se multiplient avec des fonctionnalités de plus en plus nombreuses (voir le tableau comparatif). Pas facile de choisir le bon logiciel au début : prenez le temps de tester avec la formule gratuite pour commencer. Sachez que les professionnels indépendants utilisent majoritairement ZOOM. Si vous souhaitez également organiser des webinars, vérifiez bien quels sont vos besoins (voir le tableau comparatif). En effet, pas la peine de prendre la “bête de course” pour démarrer et tout dépendra de votre budget.

Conseil : suivant si vous êtes utilisateur Google ou Microsoft, ne multipliez pas les solutions mais utilisez ce qui est déjà prévu dans votre abonnement.

OUTILS COLLABORATIFS

Si vous travaillez en équipe, plusieurs outils collaboratifs existent (voir le tableau comparatif) et ont l’avantage d’arrêter de s’envoyer des mails pour chaque action menée. Pour ma part, depuis que je connais TRELLO, je l’utilise aussi bien avec mes collaborateurs qu’avec mes clients. Ce logiciel permet entre autres :

  • de faire sa TO DO LIST en mode solo
  • de créer des tableaux par client pour gérer les actions à mener et partager des documents avec eux
  • de créer des tableaux sur un projet  pour le partager avec plusieurs personnes, même externes à son entreprise (compte gratuit)

Bien d’autres méthodes permettent d’optimiser son temps de travail. Alors, n’hésitez pas à laisser vos astuces en commentaire.

Conclusion

Vous avez maintenant quelques clés pour améliorer votre journée. Evidemment, cela demande un peu d’organisation au début mais vous pouvez également me contacter afin de prévoir des ateliers si vous n’y arrivez pas tout seul !

En cas de sortie après le couvre-feu, n’oubliez pas d’établir votre attestation de déplacement.

Prospecter avec les réseaux professionnels

Prospecter avec les réseaux professionnels

Image par Monika Robak de Pixabay

Vous avez été nombreux à réagir suite au dernier article sur les réseaux d’entrepreneurs et je vous en remercie.

Dans les différents groupes de discussion auxquels je participe, j’indique souvent que ma prospection est efficace principalement grâce aux réseaux professionnels. Cette réponse étonne souvent les personnes qui m’interrogent.  En effet, elles ne conçoivent pas de prospecter autrement que par le téléphone ou le porte à porte.

Mon expérience de la prospection

Pendant mes années d’assistanat commercial (de 1990 à 2006), j’ai été formée à la prospection téléphonique afin :

  • de qualifier la base de données (vérifier les coordonnées du client et le bon interlocuteur)
  • d’analyser les besoins et attentes du client
  • de présenter le service avec les bons arguments de vente (script à l’appui bien entendu)

Les scripts étaient différents en fonction :

  • d’une prospection pour agrandir le nombre de prospects potentiels
  • d’une fidélisation pour proposer les nouveaux services aux clients qui connaissaient déjà la société

La marque étant connue, l’accueil était rarement négatif et j’arrivais régulièrement à obtenir des rendez-vous pour les commerciaux.

Forte de cette expérience, j’ai donc moi-même démarché mes premiers prospects au début de mon activité freelance (en 2012) en appelant les TPE, les associations qui avaient éventuellement besoin d’une secrétaire indépendante ou d’une formatrice en bureautique. Je me suis vite aperçue que je perdais mon temps car les interlocuteurs m’écoutaient courtoisement et me répondaient rapidement qu’ils n’avaient pas besoin de mes services.

En échangeant avec un professionnel en freelance, j’ai compris que j’allais devoir changer ma tactique de prospection et me tourner vers les réseaux et clubs d’entrepreneurs.

Mes choix de réseaux

BNI : prospecter en before work

C’est pourquoi j’ai commencé en répondant à une invitation auprès d’un groupe BNI (Business Network International) à côté de chez moi. La réunion se tient dans un restaurant à partir de 7h avec un petit déjeuner durant 30 mn. Cela permet à tous les membres d’arriver et de discuter avant de commencer la réunion. Celle-ci démarre à 7h45 et se tient jusqu’à 9h avec un ordre du jour bien établi. Le rythme est hebdomadaire avec une pause durant le mois d’août et la semaine entre Noël et le Jour de l’an.

Le rythme est donc assez soutenu mais l’avantage est que lorsqu’on se rencontre régulièrement, on apprend à se connaitre plus rapidement.

Autre avantage est l’infomerciale qui permet de présenter son activité en moins d’une minute : cela demande d’aller à l’essentiel et d’être créatif toutes les semaines ! Mais surtout, l’infomerciale se termine par sa propre demande spécifique : cela facilite les recommandations qualifiées provenant des autres membres.

J’ai donc obtenu mes premiers clients grâce aux premières recommandations. Ensuite, le bouche-à-oreille a fait le reste.

La CPME et le CDF : prospecter en after work

En parallèle, certains membres du BNI faisaient également partie de la CPME (Confédération des TPE et PME) et m’ont invitée à participer aux conférences et speed business organisés en fin de journée.

En adhérant à la CPME 31, j’ai découvert la force d’un réseau départemental car les événements proposés sont divers et nombreux.

Les soirées adhérents permettent de rencontrer tous types d’entrepreneurs et d’échanger librement en after work ou sur des soirées à thème. Les speed business sont également organisés régulièrement et permettent de “pitcher” en 3 mn en table ronde de 6 personnes, plusieurs fois de suite. Cela permet de voir un maximum d’adhérents en une heure. Souvent, le speed business se termine autour d’un buffet convivial et permet de terminer les discussions entamées.

Les Matinales et les Pitch My Bizz se tiennent en journée et ce sont les adhérents (ou des intervenants extérieurs) qui proposent un atelier autour d’une thématique qui répond à un besoin propre aux entrepreneurs. C’est lors d’une matinale que j’ai pris connaissance de la mise en conformité de Datadock pour les organismes de formation. Depuis, mon offre de service a évolué pour de l’accompagnement spécifique vers les organismes de formation (gestion administrative et processus qualité).

C’est grâce à la CPME que j’ai rencontré Dominique BRUNET en 2017, qui démarrait son tout nouveau Club des Dirigeants de Fenouillet.

Le CDF m’a permis d’approcher des entreprises de proximité et d’être active dans la gestion et l’animation d’un réseau sous format associatif. Les réunions mensuelles sont programmées à l’avance et plusieurs événements sont organisés entre les réunions : marche business, ateliers à thème, forum des entrepreneurs, soirée des vœux, etc. Ce club permet d’être actif et de participer en tant qu’animateur d’un atelier si un membre souhaite faire découvrir son activité. En 2019, j’ai ainsi pu animer un atelier pour expliquer la réforme de la formation et les conséquences de la loi “Avenir Professionnel” auprès des organismes de formation.

CARBAO ou PROTEINE : prospecter en middle work

J’ai également assisté en tant qu’invitée dans d’autres réseaux qui proposent des réunions sur la pause déjeuner. La réunion démarre vers 11h durant 1h30 avec un ordre du jour suivi par les membres. Les réunions ont lieu 2 fois par mois et se tiennent le plus souvent dans un restaurant ou un centre d’affaires.

Avec CARBAO, j’ai pu découvrir un nouveau groupe  qui démarre sur Toulouse, mené par Fabien SANCHEZ : tour de pitch des membres où chacun a 3mn pour expliquer son activité, proposer une demande spécifique mais également indiquer ses réussites, ses projets ou ce qui n’a pas fonctionné dans son business. Un membre présente ensuite son activité sur un format long ce qui permet d’échanger et d’entamer la discussion pour répondre aux questions. La réunion se clôture autour d’un déjeuner jusqu’à 14h. J’ai pu échanger ensuite avec une entreprise proposant des solutions informatiques.

Le Club d’Affaires Protéine est également un réseau actif avec plusieurs groupes sur Toulouse. J’ai pu assister en tant qu’invitée au groupe du Jardin des Plantes animé par Laurent DAROLLES : tour de pitch également mais ensuite un atelier de co-développement. J’ai beaucoup apprécié cette heure où chaque membre va proposer des solutions en répondant à des questions précises en fonction de la problématique d’un membre. Le membre repart avec différentes propositions auxquelles il n’avait pas pensé (j’ai testé la formule, c’est bluffant) !

CAE IMPULS’IONS  : prospecter quand on veut

La Coopérative d’Activité d’Entrepreneurs IMPULS’IONS permet à tout porteur de projet de démarrer son activité sereinement. Ce réseau est donc réservé aux créateurs d’activité qui ne veulent pas se lancer de suite en statut d’entreprise. Comme les autres réseaux, il y a les réunions mensuelles, les événements (forum d’entrepreneurs avec Evènement Ciel), les ateliers à thème, les soirées pour échanger, etc. Comme les membres sont éparpillés un peu partout en France, certaines réunions sont organisées en présentiel par région, sinon en visioconférence par petit groupe.

Dans ce réseau, j’accompagne essentiellement les formateurs au CRM DIGIFORMA ainsi qu’au référentiel QUALIOPI. Ma prospection est de leur proposer ensuite mes services dans la prise en charge des dossiers de formation auprès des organismes financeurs.

Prospecter en visioconférence

Depuis le premier confinement de mars 2020, l’activité dans les réseaux professionnels a bien changé puisque les réunions en présentiel ne sont plus possibles avec les conditions sanitaires imposées.

Les réseaux professionnels ont été les plus réactifs afin de garder le contact entre membres et organiser ainsi des visioconférences permettant :

  • de continuer à pitcher et à se recommander
  • de s’entraider sur des problématiques dues au confinement
  • de proposer un nouveau format de réunion grâce à des applications qui se sont développées
  • de laisser la liberté aux membres d’innover dans les thèmes d’atelier à proposer

Beaucoup de réseaux se sont adaptés à cette nouvelle technologie. Certains se sont même créés et diversifiés dans leurs offres de services.

Attention : même si le temps de trajet est quasi nul, il est préférable de ne pas multiplier sa présence sur plusieurs réseaux en visioconférence. Cela reste malgré tout chronophage et cela est contreproductif de se montrer partout.

Conclusion

Prospecter à travers les réseaux professionnels offre plusieurs avantages tels que :

  • la recommandation qualifiée par des professionnels
  • la visibilité auprès de plusieurs personnes en même temps
  • la convivialité d’un moment partagé
  • l’échange d’expériences et l’entraide en cas de coups durs

Les personnes rencontrées lors des différents réseaux auxquels je participe sont devenues pour certaines des clients fidèles. La publicité par le bouche à oreille se développe ensuite et ces clients deviennent des ambassadeurs afin de promouvoir vos services lorsqu’elles-mêmes sont ravies de vos services.

Participer aux réunions des réseaux professionnels m’amènent fréquemment des prospects : nous avons le temps d’échanger et nous nous voyons régulièrement ce qui facilite ensuite la décision d’émettre une offre commerciale. C’est un challenge de tous les instants car cela demande une qualité de service irréprochable : une prestation qui n’a pas répondu aux attentes et vous êtes “grillé” auprès des autres membres du réseau.

Mon conseil : ne négligez surtout pas cette manière de prospecter qui vous fera gagner du temps sur le long terme. Bien évidemment, d’autres façons de prospecter existent et sont tout aussi efficaces : cela fera l’objet d’un nouvel article 😉

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